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Jean-Pierre Moulères

Jean-Pierre Moulères est auteur, scénographe et commissaire d’expositions.
Il conçoit des projets participatifs axés tout particulièrement sur les pratiques simples et amateurs.

Ses années formations en théâtre, danse contemporaine, arts plastiques et pédagogie l’ont amené à travailler dans le spectacle vivant en tant que comédien, danseur ou metteur en scène pendant plus d'une dizaine d'années.
Sa participation à divers ateliers d'écriture dont ceux de l’OuLiPo a confirmé chez lui, plus que le goût d'écrire, celui d’appeler les autres à écrire et à raconter, le goût de laisser les autres parler par sa voix.

Ainsi, au hasard des rencontres, il a accompagné ou développé plusieurs projets participatifs.
Tout d'abord avec le metteur en scène et directeur du Théâtre de l’Arpenteur, Hervé Lelardoux, en collaborant au projet Rennes, guide de la ville invisible (Terre de brume, 1999).
Puis il écrit Moi, j’ai rien d’intéressant à dire. Petits propos sur le théâtre par ceux qui n’y vont presque pas (l’Atalante, 2003)
à partir d'entretiens réalisés avec habitants de la banlieue Rouennaise, ainsi que Que reste-t-il...? , chroniques de trois ans d’action artistique auprès des spectateurs du Merlan, la scène nationale de Marseille.

Entre-temps, il revient brièvement à la danse pour accompagner Thierry Thieû Niang, complice de longue date, dans un projet avec des seniors amateurs. Mêlant danses improvisées et ateliers d’écriture, ils ont monté ... du printemps ! pièce chorégraphique inspirée par Le Sacre du Printemps de Stravinsky.

Dans le cadre de Marseille-Provence 2013, Capitale européenne de la culture, il a développé plusieurs propositions participatives faisant appel aux pratiques simples et usuelles des habitants dont La grâce du hasard, une exposition de portraits photomaton et Chercheurs de midi, une grande collecte de photos de famille qui a fait l’objet de plusieurs expositions au J1 à Marseille ainsi que d’un livre éponyme édité au Bec en l’air. http://www.becair.com/livre/chercheurs-de-midi/
Pour la ville de Saint-Ouen, en 2014, il a assuré le commissariat de La lumière du dehors, une exposition de photos de famille à partir des fonds d’archives de la ville. http://www.espace-1789.com/expositions
Dans le cadre de Pilsen, Capitale européenne de la culture 2015, il a initié une nouvelle collecte de photos autour de la vie quotidienne dans cette région de la Bohème de l’Ouest, suivi d'une grande exposition Un paradis entre quatre rivières dans un ancien dépôt d'autobus de la ville et d'un ouvrage édité par CTK-Prague. http://fotoalbum.plzen.eu/
En 2015, sur la proposition du Musée départemental Arles antique pour les 20 de sa création, il a conçu une nouvelle collecte de photos de famille, cette fois-ci de clichés pris dans les sites antiques de la Méditerranée. L'exposition J'aimerais tant voir Syracuse a été présentée dans le musée même accompagnée d'un catalogue édité par le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône.
www.arles-antique.cg13.fr/docs/antiqueestnous/dossier_de_presse_syracuse.pdf
Pour Le Liberté, scène nationale de Toulon, à partir d'entretiens et d'ateliers de cartographie sensible qui a conduit avec des Toulonnais de tous âge, il a conçu une installation pour le hall du théâtre C'est peut-être juste la lumière qui change, récit cartographique croisé des villes du Caire et de Toulon.
C'est ensuite le Parc naturel régional de la Narbonnaise qui lui propose de faire le portrait d'un territoire, raconté par ses habitants.
http://www.theatre-liberte.fr/evenements/2015-2016/610/c-est-peut-etre-juste-la-lumiere-qui-change.
À partir des matériaux collectés, il a écrit Vous connaissez La Nouvelle? qui avant d'être édité, a pris la forme d'une fable-conférence.
Il travaille actuellement comme conseiller artistique à la Maison jean Vilar.

Et aujourd'hui vous invite, avec En descendant la Canebière, nouveau projet Marseillais de collecte photographique, à raconter en images "notre Canebière" avec lui.